NOS RÉSIDENTS EN 2014

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LES RÉSIDENTS SEPTEMBRE À DÉCEMBRE 2014

EVA BARTO
Née en 1987 à Nantes, Vit et travaille à Paris
evabarto.free.fr

Eva Barto déstabilise les enjeux qu’implique la propriété, une vaste notion d’appartenance qu’elle déjoue au travers du statut de l’auteur et qu’elle assigne aux formes dont elle se saisit. Elle constitue des environnements ambigus, des contextes de négociations apparemment dénués de particularités dans lesquels il est difficile de saisir ce qu’il faut considérer ou laisser pour compte. Les objets qu’elle conçoit sont des emprunts au réel qu’elle copie ou modifie pour leur donner une valeur d’imposture. Le paradoxe qu’elle met en place convoque une fiction dans lesquels les avatars, les falsificateurs et les coupables de plagiat sont les acteurs même de sa réalité.
Diplômée des Beaux-Arts de Paris, Eva Barto a récemment suivi le programme de Post Diplôme des Beaux Arts de Lyon dirigé par François Piron. Son travail a fait l’objet de deux expositions personnelles à l’institut français d’Amérique Latine (Mexico) et à La BF15 (Lyon). Actuellement en résidence à Triangle à Marseille elle participe en parallèle à une exposition en duo à la galerie Annex14, (Zurich) et prépare une nouveau projet qui sera présenté à la l’espace Primo Piano (Paris) en mars 2015.

Vue d'atelier Triangle France, novembre 2014 © Photo Chloé Curci
Trafic, 2014, clef affinée pour trousseau. Puces de Saint Ouen, Stand 124, La Gad, Galerie Arnaud Deschin. Crédit image: Romain Darnaud

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PIERRE FISHER / JUSTIN MEEKEL

Né en 1983 à Paris, Né en 1986, vit et travaille à Paris.

Issus de la Villa Arson et de l’ENSAPC, Pierre Fisher & Justin Meekel décident en 2008 de former un duo qui a donne lieu à plusieurs projets d’éditions, de performances et d’expositions. C’est par le biais de la revue verdure - un projet d’édition qui invitait des artistes à travailler avec des images internet qu’ils ont commencé à travailler ensemble.
En 2009, ils procèdent à une réactualisation du Guide de la France mystérieuse de René Alleau de 1966 : le verdure tour 2009 - De La France Mystérieuse, un projet d’édition itinérant qui traversait toute la France. Ils collectent alors, en enquêteurs de tout et rien, des faits prosaïques et de nouveaux mystères. Leur performance, tient d’abord de la rencontre ainsi que de la fabrication en continu d’une édition (les huit livrets édités du 8 juillet au 13 août) qui leur permettra, par le jeu du don/ contre-don, de favoriser l’échange avec les personnes rencontrées. Loin de la rigueur scientifique dont pouvait se réclamer leur prédécesseur René Alleau, ils s’éloignent aussi du systématisme de certains des « artistes-ethnologues » (tels que Jeremy Deller & Alan Kane) qui ont pu les inspirer. Ils n’en conduisent pas moins leur incursion en ruralité avec le plus grand sérieux selon une heuristique de la dérive dont le précepte clé pourrait être : « l’occasion fait le larron ».
Ce projet a été présenté à l’occasion d’INSIDERS au CAPC de Bordeaux en 2010.

Vue d'atelier Triangle France, novembre 2014 © Photo Chloé CurciTournage du film Pacacosmos, Novembre 2014

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ALLISON GIBBS

Née en 1978 en Australie, vit et travaille à Glasgow
http://www.allisongibbs.com/

+ d'information sur le projet d'Allison Gibbs en résidence : Our Extra Sensory Selves

Allison Gibbs (née en Australie, vit et travaille à Glasgow) est diplômée du Masters of Fine Art de la Glasgow School of Art en 2013 après une année d'échange Erasmus à Piet Zwart Institute Rotterdam, NL. Le travail d'Allison Gibbs se déploie à travers des média aussi variés que le film 16mm, la vidéo, l'écriture et les activités extra-sensorielles. Elle développe une méthodologie liée à la traduction d'éléments en actions, de noms en verbes, et à la façon d'un médium, elle tente de centraliser des trajectoires d'informations diverses afin de les représenter dans sa pratique artistique. Le potentiel radical des activités extra-sensorielles, de la subjectivité transversale, des systèmes de production et de réceptions ésotériques fondent la base de ses recherches actuelles.

Ses expositions récentes incluent "Let the Body Be Electric, Let There Be Whistleblowers" avec Joachim Koester et Ken Jacobs à Dan Gunn Gallery, Berlin; "Kelly" avec Jennifer Bailey, Tessa Lynch et Thorgerdur Olafsdottir pour Glasgow International 2014; l'exposition personnelle SPIRIT SHADOW SPECTRE BONES and PHANTOM à Intermedia, CCA Glasgow et Fall Scenes, 134 Renfrew St. En 2014 elle a été finaliste de Lux/Glasgow International Film Festival Margaret Tait Award et publiera une adaptation du script de son film "Spirits of Ecstasy (Murnau’s Death Mask)" pour la prochaine édition de "The Happy Hypocrite- Heat Island" (issue 7 spring 2014 édité par Isla Leaver-Yap).

Détail d'une session d'O.E.S.S
Vue d'atelier Triangle France, novembre 2014 © Photo Chloé Curci

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LES RÉSIDENTS MAI À JUILLET 2014


DOSSIER DE PRÉSENTATION DE LEUR TRAVAIL À TÉLÉCHARGER ICI

IOSU ARAMBURU
Né en 1986, Lima, Pérou
http://iosuaramburu.com/

Ma pratique est centrée sur un échange de regards entre la modernité et ses conflits internes. Je travaille avec des images et des textes d'archives essentiellement sur ??l'essor de l'architecture moderne des années 1940 et 1950 en Amérique latine et en particulier au Pérou. J'essaie de faire rentrer ces images collision les uns avec les autres; produisant une série de nouvelles relations qui cherchent à révéler les aspects cachés des discours officiels que porte chaque image.

Iosu a étudié la peinture à l'école des arts de la Pontificia Universidad Católica au Pérou. Il a montré son travail dans plusieurs expositions et foires internationales d'art. Parmi d'autres prix, il a remporté le concours de peinture Arcos Dorados d'Amérique latine au cours de la ArteBA Fair en 2012 à Buenos Aires. Il a été impliqué dans plusieurs projets de commissariat, surtout avec des artistes de sa génération. Il enseigne à l'école des arts visuels Corriente Alterna. Il vit et travaille à Lima. Il est représenté par 80M2 Livia Galerie Benavides, Lima.

Vue d'atelier Triangle France juin 2014 © Photo Chloé Curci


"Abstract sculpture" 2014 Polyurethane foam 1150 x 270 x 150 cm. Photo: Sebastián Abugattas
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MARIE MICHELLE DESCHAMPS
Née en 1980, Montréal. Vit et travaille à Glasgow, Royaume-Uni et Montréal.
http://www.mmdeschamps.net/

Le travail de Marie-Michelle Deschamps explore les problématiques du processus de signification, et joue des frontières fragiles qui organisent le monde. De la lettre au mot, du mot à l’image, du livre à l’objet, ses installations réinventent, dissèquent et déconstruisent le langage pour mieux interroger la relation entre les mots et les choses, et ce, en donnant à voir entre les lignes du texte le langage comme expérience. Ses installations sont des mises en scène étranges, des œuvres immersives et ambigües dans lesquelles objets trouvés, sculptures et images dialoguent. Elles sont toujours accompagnées de textes proposant des instructions et des formules (sous la forme de métaphores) qui influencent et brouillent à la fois la lecture et la perception de l’espace.

Née à Montréal en 1980, Marie-Michelle Deschamps, vit et travaille à Montréal et à Glasgow au Royaume-Uni où elle a obtenu une maîtrise en arts visuels à la Glasgow School of Art en 2012. Son travail a été récemment présenté à la Sunday Art Fair, Londres, Royaume-Uni avec la Galerie Gregor Staiger, Zurich (2013). Ses expositions récentes comprennent: Valise, BQ, Berlin (2013), Allemagne; Routine Investigations, un duo avec Justin Stephens au CCA, Glasgow (2013); Standard, David Dale Gallery, Glasgow (2013); Master Readings , Espace Saint-Valentin, Lausanne, Suisse (2013); Don’t leave me this way, Kunstlerhaus Bethanien, Berlin (2012); Grandeur Nature, articule, Montréal, (2011). En 2014, Deschamps présentera son travail lors de trois expositions individuelles ; à la Collective Gallery, Édimbourg et à la Galerie Gregor Staiger, Zurich et à Battat Contemporary, Montréal. En novembre 2013, elle fut l’artiste en résidence à Studio Voltaire, Londres.

Vue d'atelier Triangle France juin 2014 © Photo Chloé Curci

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LAUREN TORTIL
Née en 1986, vit et travaille à Lyon.
http://www.laurentortil.com/

Je vagabonde. D'un là-bas connu vers un autre indistinct. Il y a toujours un point de départ, le premier souffle et une zone traversée : expériences physique et mentale à partager. Ce n'est pas tant le point d'arrivée qui m'importe que les changements d'état à percevoir : si j'anticipais un dessein par une trajectoire déterminée, je souhaiterais des basculements imprévisibles. Se prêter au jeu de fixer un but en se maintenant dans l'attente de l'inattendu.
Cet inattendu, je le retrouve aujourd'hui dans l'instabilité même du phénomène sonore. Matière de prédilection, le son et ses manifestations ne se contrôlent pas, ou en tout cas, je les désire incontrôlables. Le seul pouvoir que je m'accorde est de définir des dispositifs, installations ou situations d'écoute pour créer des être ensemble : une relation dynamique entre un espace, le son qui s'y propage et le corps des sujets percevants en tant qu'auditeurs-acteurs de leur propre écoute. Quelles formes d'agencement proposer alors pour permettre l'expérience auditive et collective ? Comment rendre cette expérience personnelle intensément publique, partagée, et l'expérience publique distinctement personnelle ? Quelles situations de spatialité soumettre pour que le son, l'espace et l'auditeur entretiennent une relation active ?
Mon mode opératoire se nourrit de lectures glanées en chemin. De l'architecture à l'acoustique, de la musicologie à la philosophie politique, je prends, j'assemble, construis, je rêve, je teste en espérant y voir surgir du sens : je choisis l'espace (ou le crée) pour ses qualités symboliques, matérielles et acoustiques, puis j'opte pour la source sonore en tant que présence initiale, l'action que je lui inflige (permutation, transposition, délocalisation…) et les canaux de captation et transmission. Une fois l'agencement écrit, les scénarii restent ouverts et par la magie du phénomène, le son reconstruit l'espace, l'espace contient les corps, le corps influe le son et je me raconte des histoires : le son s'incarne et l'auteur disparaît. Alors le son vagabonde. D'un là-bas connu vers un autre indistinct. Il y a toujours un point de départ… [feedback]

Après l'obtention de son DNEP en 2010 à la Hear à Strasbourg où elle s'est enrichie d'un va-et-vient entre deux disciplines : l'art sonore au sein de l'atelier Phonon dirigé par Philippe Lepeut et l'étude du design au près de Pierre Doze, elle quitte la France pour intégrer la Bezalel Academy of Arts and Design en Israël/Palestine, où elle oriente ses recherches sur la nature politique de l’art et du design. De retour en France en 2011, elle intègre l'Ensba de Lyon dont elle sort en 2013, diplômée de l'option design d'espace avec les félicitations du jury. Elle a participé à plusieurs expositions collectives, notamment «Imaginez Maintenant» au Centre Pompidou à Metz, «Vortex tour» à la Chaufferie (Strasbourg), «Barbur performing» et «Lost in the bubble» en Israël/Palestine, et plus récemment à la Sunset résidence pour «Existe-t'île?» avec le collectif Manuel.

Vue d'atelier Triangle France juin 2014 © Photo Chloé Curci


- Tu l'entends? - Qui? - Cassandre. (2014)

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LES RÉSIDENTS JANVIER À AVRIL 2014

.feat
Exposition des résidents
Isaac Contreras, Éléonore False et Thomas Koenig


DOSSIER DE PRÉSENTATION DE LEUR TRAVAIL À TÉLÉCHARGER ICI

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ISAAC CONTRERAS
Né en 1984, vit et travaille au Mexique

Je vois mon travail comme un système évolutif de formes dans lesquelles l'instabilité, la précarité et le vide existent non seulement comme des conditions données, mais comme des déclencheurs pour le travail à produire. Cela implique d'apprendre à négocier avec le vide, ce qui rend le néant, à la recherche de la matière dans des lieux vides et en utilisant des matériaux disponibles et des situations instables comme des mécanismes pour ouvrir l'espace pour l'incertain, le négligé et le fragile.
Je suis intéressé par la tension entre le virtuel et l'état matériel de l'existence, et à travailler dans l'intervalle entre l'image prise et la sculpture, l'imaginaire et le réel, le contenu conceptuel et l'émotion et, finalement, entre l'esprit et la matière. Je commence souvent par une question qui se déroule dans le processus spéculatif d'enquête et du matériel de la pensée. Pour moi, attacher une attention particulière aux matériaux est une façon d'observer le monde et de chercher à comprendre mon temps dans une dimension physique.
Je suis également intéressé par des systèmes ouverts qui se forment dans l' œuvre et lui permettent d'exister en déplacement lors de l'exposition. Cette façon de procéder, en utilisant des matériaux mis au rebut et de répondre à un système qui ne dépend pas de moi - me permet de développer une pratique dans laquelle la négociation joue un rôle central, une constante recherche de confrontation avec les matériaux et les conditions actuelles.
Étant donné la nature ouverte de ma pratique, le travail peut prendre plusieurs formes, mais navigue le plus souvent entre la photographie, la sculpture et l'installation.

Isaac Contreras est un ancien membre du Young Creator National Fellowship FONCA 2010 – 2011, du Baja California State Program for the Arts PECDA 2010 - 2011 et d'une partie de l'Independent Study Program SOMA à Mexico entre 2012 et 2013. Récemment, son travail a été présenté dans Notes for a desert (Culiacan, 2011), III Poly/Graphic Triennial of San Juan, Puerto Rico (San Juan, 2012), Sarai Reader 09: The exhibition (New Delhi, 2013), Proyectos Ultravioleta presenta, Costa Rica (San José, 2013).


Isaac Contreras, vue d'atelier, février 2014 © Photos Chloé Curci

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ÉLÉONORE FALSE
Née en 1987 vit et travaille à Paris.


http://www.eleonorefalse.com/
http://www.franceculture.fr/emission-la-vignette-eleonore-false-2013-09-11

Je cherche à concevoir l’espace public comme une extériorisation de ce qui m’est intime.
J’essaie de faire fusionner des pratiques sociales (rituelles et culturelles) que j'associe aux images archivées que je sélectionne (qu'elles soient magiques, symboliques ou symptomatiques) avec mes propres rites, liés à ma mémoire, à mon plaisir, à mon époque et à son rapport social spécifique aux images.
J'extrais, je découpe, j'incise, je sépare, j'agrandis, je réduis, je plis, je mets à mal les images que je prends en les mutilant et en les démembrant. Je les sors soudainement de leur contexte pour les faire dialoguer avec ma pratique. C'est par ces moyens d'appropriation que je redonne une forme de vie aux images.
Ces archives, je les choisis dans différentes époques. Cela peut être une communauté d'indiens dont les motifs corporels sont appliqués en all-over sur leur corps. Ils me permettent de croire en la magie et éclairent d’une lumière spirituelle ma pratique du motif décoratif. Cela peut être le fragment d'une image de publicité dont le geste gracieux et délicat-semblable au mouvement d’une danseuse- m'apparait tel un souvenir fugace et maternel. Cela peut encore être des archives de kouros, idéaux de beauté d'antiquités grecs, dont les visages se transforment, tels de la chair fraiche, en matériaux pour ma pratique.
Je re-contextualise et re-spatialise un autre corps sensible par des gestes chirurgicaux sur le papier. Le rapport du corps à l'espace d'exposition est essentiel et il est révélé par cette remise en mouvement de ces documents d’archives.
Une fois passées au noir et blanc, ces images perdent symboliquement une partie de leur spécificités historiques, leurs différences s’estompent et elles s’unifient. Les pièces qui sont conçues dans l’espace de l’atelier viennent ensuite se placer dans l’espace d’exposition et y cherchent leur place. Pour s’installer elles empruntent au registre spatial du décoratif (motifs chromatiques sur les murs, choix de disposition des pièces) et du grotesque (qui par l'humour les humanise) et leur permettent d’être perceptibles, tout en restant autonomes.
Ces pièces, je les ai faites dans l’intimité des fictions que je me fais. Mon travail est peuplé de fantasmagories, qui, une fois énoncées, perdent de leur magie. Je tente d'objectiver dans l’espace d’exposition ma manière d'être au monde, de le comprendre et d'en être affecté, non seulement par la multitude des images de notre époque mais aussi par les rites qu'elles suscitent en moi.

Eléonore False est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (atelier P2F). En 2012, elle a passé plusieurs mois à la Fundaçao Alvarez Armando Penteado à Sao Paulo, Brésil. Elle a participé à plusieurs expositions, notamment en France et au Brésil, dont Groom à l’Hôtel du Lutétia et Tanto Faz ? à l’espace Fidalga, Sao Paulo. Récemment l’exposition collective « Deux temps, trois mouvements » (commissariat : collectif About Blank) a bénéficié d’une publication aux éditions des Beaux Arts de Paris.


Éléonore False, vue d'atelier, février 2014 © Photos Chloé Curci

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THOMAS KOENIG
Né en 1983, vit et travaille à Vevey, Suisse

http://thomaskoenig.tumblr.com/

Depuis deux ans je concentre mes recherches plastiques sur le dessin. Abordant ce médium par le biais de problématiques telles que « Qu’est-ce qu’un dessin ? », « Comment est-il produit, sur quel type de support et par quelle technique ? » ou encore « S’agit-il d’un original ou non ? » j’ai pu ouvrir ma démarche à la sculpture, à l’installation, même parfois à la performance, proposant ainsi des réponses à une question plus large : « Comment le dessin est-il exposé ? ».
Considérant le dessin comme l’enregistrement d’un processus, l’abstraction s’est imposée comme la forme la plus valable à une discussion sur l’essence d’une activité artistique, découlant fatalement sur la question « Comment fait-on de l’art ? ».
De ce point se développe un corpus artistique foisonnant, pluriforme et généreux, déployant de multiples liens et résonances entre une production personnelle et une multitude de références extérieures. L’attention est portée sur tout ce qui m’entoure ou croise ma route. Le flux d’images déversé par internet, l’histoire de l’art reléguée par les livres et les textes, les objets, les vitrines, les histoires racontées autour d’une table à tous moments de la journée… sont autant de matériel à recycler au profit de mon travail.
L’anthropophagie est la seule règle du jeu, aucune différence n’est à faire entre l’art et la vie et par ailleurs la vie sans art s’arrêterait tout simplement.


Thomas Koenig est diplômé de la HEAD, Genève en 2012 et titulaire d'un Bachelor de l'ECAL, Lausanne en 2008, son travail a récemment été présenté lors de L’Atelier Des Testeurs en Collaboration avec Vianney Fivel au Chalet Society, Paris, en collaboration avec Vianney Fivel sur le projet Jenisch Feu au Musée Jenisch à Vevey, lors de son exposition personnelle Natural Fair, Les Docks à Lausanne, dans l'exposition collective We Suisse à Besançon et tout dernièrement lors de l'exposition collective La Vallée de la Jeunesse à la Ferme Asile de Sion. Thomas est aussi Membre fondateur du Collectif RATS basé à Vevey. Curateur en 2013 pour le Collectif RATS de la résidence de Laetitia Bech et Jéremy Piningre et de l’exposition de Robin Michel et Philippe Daerendiger au Centre D’Art Estival de Vevey.


Thomas Koenig, vue d'atelier, février 2014 © Photos Chloé Curci