ÉCHANGES INTERNATIONAUX

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PROGRAMME D'ÉCHANGE AVEC GLASGOW SCULPTURE STUDIOS

Depuis 2012, Triangle France - Astérides et Glasgow Sculpture Studios (GSS) poursuivent un programme d'échange international permettant, chaque année, à un artiste marseillais de profiter d'une résidence de 3 mois à GSS ; et à artiste basé à Glasgow de vivre la même expérience à Marseille.

DE MARSEILLE À GLASGOW

Chaque année, suite à un appel à candidatures, un artiste résidant à Marseille a l'opportunité de s’immerger au sein de la scène artistique de Glasgow.
L'artiste sélectionné bénéficie d'une résidence d'une durée de trois mois à Glasgow Sculptures Studios. Le programme lui donne accès à un atelier, aux dispositifs techniques de Glasgow Sculptures Studios, à un logement, et reçoit 1000 euros de bourse ainsi qu'un soutien logistique et critique pour ses recherches et la production de ses projets.

Cet appel s’adresse à des artistes, sans conditions d'âges, ayant terminé leurs études, résidant et travaillant sur le territoire.

>>> L'appel à candidatures pour 2020 sera lancé à partir de novembre 2019.

DE GLASGOW À MARSEILLE

Chaque année, suite à un appel à candidatures, un artiste résidant à Glasgow a l'opportunité de s’immerger au sein de la scène artistique de Marseille.
L'artiste sélectionné bénéficie d'une résidence d'une durée de trois mois à Triangle France - Astérides. Le programme lui donne accès à un atelier, à un logement, à un logement, reçoit 1000 euros d'honoraires, un soutien logistique et critique pour ses recherches et la potentielle production de ses projets.

Cet appel s’adresse à des artistes, sans conditions d'âges, ayant terminé leurs études, résidant et travaillant à Glasgow.

>>> Plus d'informations sur le site de GSS [en anglais]

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2019 / EOTHEN STEARN À TRIANGLE FRANCE - ASTÉRIDES

Pour la septième édition de notre partenariat avec Glasgow Sculpture Studios, nous accueillons en résidence de septembre à décembre 2019 l'artiste Eothen Stearn.

Plus d'infos sur l'artiste


Eothen Stearn, Janus head, série en cours, céramique, performance filmée, 2018. Photo : Angelica Falkeling.

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2019 / CAMILLE BRÊTEAU À GSS

Née en 1992. Vit et travaille à Marseille.
Camille Brêteau est diplômée de la Villa Arson et de l'ISDAT.

Majoritairement performatif, mon travail convoque une pluralité de médium allant de la vidéo à la danse, de la performance au théâtre, du dessin au son, selon la visée du propos. Je me considère comme une artiste protéiforme et non une spécialiste d’une discipline particulière.
Comme Paul Maccarthy, Mike Kelley ou Agathe snow,  j’utilise les composantes du spectacle tel que la théâtralité, la superficialité, le plaisir, le divertissement ou le détournement pour en exploiter leurs potentiels critiques. Je fais du son la colonne vertébrale de mes pièces. Il est le scénario permettant d’ordonner chaque mouvement et chaque action. 


Camille Brêteau, Défile comme, costumes, Aparté, Connexion Live, Toulouse, 2017

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2018 / ANIARA OMANN À TRIANGLE FRANCE - ASTÉRIDES

Pour la sixième édition de notre partenariat avec Glasgow Sculpture Studios, nous accueillons en résidence de septembre à décembre 2018 l'artiste Aniara Omann.

Plus d'infos sur Aniara Omann


Aniara Omann, Closer than together, capture vidéo, Market Gallery, 2018

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2018 / ESTEL FONSECA À GSS

Estel Fonseca
Née en 1987. Vit et travaille à Marseille.

Mon intérêt pour les notions de présence, d’usage et de temporalité, croise des obsessions liées à l'acte de voir, à la capacité d'improviser, aux corps, aux matières, aux rebuts et à la marge. FAIRE AVEC, être attentif à ce qui contamine, choisir ce qui monte à la surface. Être artiste comme un sismologue, qui - en écoutant ce qui l'entoure, en explorant la nature imprévisible du monde - peut annoncer qu'un volcan va se réveiller quelque part. Réajuster les modes d'existence, d'être et de devenir, que ce soit face à un projet de composition esthétique ou face à une maladie, avec l’idée que tout est en métamorphose dans un mouvement singulier. Être dans son corps, avec tout son corps. OÙ SONT LES BLOCAGES ?

Estel Fonseca, avant de se consacrer à son expression personnelle, a vécu des expériences dans le cinéma au sein des équipes de programmation de deux festivals à Rio de Janeiro et à Marseille ainsi que dans la fabrication de films de cinéma, puis avec l’association Sextant et plus. Forte de ces expérimentations diverses, elle a appris à reconnaître ce qui s'impose, à chercher sans savoir quoi, guidée par les personnes et les situations qui lui apparaissent nécessaires. Elle construit son univers à partir de ces murmures. Depuis 2016, en même temps qu’elle prend du temps pour enrichir ses intérêts plastiques et visuels, elle prend soin de son corps mental, émotionnel et physique, dans un engagement total de soi. Elle expose collectivement en 2016 à Rennes au HubHug de 40mcube « Le tremblement est invisible » puis en 2017 « Sauvetage vertical » à la galerie Straat à Marseille. Tout se passe de manière organique, géologique, loin de décider de tout, les choses s’imposent comme des volcans éclatent. Il est affaire de posture et d’utiliser ce qui vient.


Estel Fonseca, Faire avec, archives personnelles de l'artiste, 2017.

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2017 / ADAM LEWIS JACOB À TRIANGLE FRANCE

Pour la cinquième édition de notre partenariat avec Glasgow Sculpture Studios, Triangle France accueille Adam Lewis Jacob comme lauréat du programme d'échange 2017 GSS/TRIANGLE FRANCE, il est avec nous de septembre à décembre 2017.

Plus d'infos sur Adam Lewis Jacob


Adam Lewis Jacob, Extrait de production, 2017.

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2017 / MARC ETIENNE À GSS

Marc Etienne
Né en 1987 à Annonay. Il vit et travaille à Marseille.
www.etiennemarc.com

Suivant la disposition dans laquelle il se trouve, le bernard-l’ermite accorde différentes significations à l’anémone de mer. Il lui attribue tour à tour une fonction protectrice, résidentielle, ou nutritionnelle. Marc Etienne propose des pièces qui sont à la fois bavardes et laconiques, absurdes et logiques, évidentes et floues, indécises et tranchées.. Il se plaît à ne pas en cristalliser les contours, à en changer la facture, les dimensions, la signification selon l’occurrence. Une façon peut-être pour lui de ne pas prendre de décision trop hâtive. Une constante se dégage cependant de cette «indécision choisie». C’est la posture du fan qu’il adopte et qu’il intègre à sa méthodologie. Il y a différentes manières d’être fan, différents degrés d’adoration. Marc Etienne aime à dire qu’il «s’y croit» lorsqu’il construit ses formes qu’il appelle «histoires». Tel un fan, avec sa propre économie, sa propre temporalité, il va s’appliquer à reproduire à la main des détails de l’accoutrement d’un chanteur qui lui auront plu. Une musique de film, une phrase tirée d’un morceau de rap, les courbes généreuses d’une chanteuse de rn’b vont être autant de prétextes pour lui à réaliser des formes monumentales en bois, béton ou métal que des maquettes minutieuses en baguettes ou des dessins au lavis. Ces productions portent toutes (de manière plus ou moins ostentatoire, en tout cas toujours revendiquées) les traces des gestes effectuées par l’artiste. «Des traces de temps de travail, de labeur, ou des traces de plaisir». Le bernard-l’ermite accorde à l’anémone la chance, d’incarner plusieurs rôles dans son champ perceptif et dans son évolution. Marc Etienne, lui, prélève des formes qu’il charge d’un autre passé, d’un autre présent tout en leur laissant la possibilité de s’enrichir de différents évènements futurs.

Immédiatement après avoir obtenu son DNSEP aux Beaux Arts de Lyon en 2010, Marc se dit qu’il est temps de travailler 30 heures par semaines pour gagner de l’argent afin de financer ses futurs projets et payer son loyer. Il trouve assez vite un poste de plongeur dans un petit restaurant. Il lavera des assiettes et des cocottes minutes durant huit mois. Il n’est pas passionné par ce travail mais cela lui permet de réfléchir, de cogiter pendant qu’il est à l’ouvrage. Il se répète souvent qu’il n’a pas fait des études pour en «arriver là». En allant et en revenant du travail il écoute Booba dans son walkman, qui dit dans un morceau «J’suis pas né pour faire la plonge». Cela amuse Marc en même temps que ça l’attriste. Il se dit qu’il rate sa vie à tenter de la gagner. En même temps, cette activité manuelle, solitaire et répétitive nourrit son esprit rêveur. Et tous les jours en rentrant du boulot il dessine, élabore des scénarios, des idées de futures oeuvres à l’aide de ses doigts fripés et attaqués par l’eau de vaisselle. Au bout de huit mois de plonge, Marc est pris en résidence chez Stephen Balkhenol, ce qui lui permettra enfin de travailler les matières autres que la vaisselle: le bois. Il enchaînera ensuite avec Astérides, Fugitif à Leipzig, Moly Sabata. Depuis qu’il a arrêté de laver des plats, il réalise des objets, des dessins, en pensant aux plats qu’il eut lavé.


Marc Etienne, vue d'exposition, "Lovely", dans le cadre du programme "Thank you very much", David Dale Gallery, Glasgow, 2017

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2016 / HANNAH JAMES À TRIANGLE FRANCE

Pour la quatrième édition de notre partenariat avec Glasgow Sculpture Studios, Triangle France accueille Hannah James comme lauréate du programme d'échange 2016 GSS/TRiANGLE FRANCE, elle travaille avec nous jusqu'en décembre 2016, elle succède à Rachel Levine accueillie à l'automne 2015.

Plus d'informations sur Hannah James

Hannah James, vue d'atelier, novembre 2016

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2016 / ANTOINE NESSI À GSS

Antoine Nessi
Né en 1985, viit et travaille à Marseille.
www.antoinenessi.com

Son travail sculptural d'Antoine Nessi confronte deux mondes : celui de l'art et celui de l'industrie. Il emprunte son vocabulaire plastique à l’univers des formes technologique pour créer des sculptures où l’objet industriel est chargé d'une énergie plus corporelle, où l’inanimé semble pénétrer le règne du vivant et acquérir une existence autonome. L'esthétique industrielle est mise en lumière au travers des déplacements effectués par l'artiste.

Il a étudié à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Dijon, à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Ses expositions personnelles récentes incluent « Monuments pour la société cauchemardesque », Galerie Interface, Dijon (2015)  ) et « L’Usine moderne », 360 m3, Lyon (2013). Son travail a été récemment présenté dans les expositions collectives « Place publique », Fonderie Darling, Montréal, Québec (2015), «Être Chose », Ciap Vassivière/ Treignac Project, (2015) et «The promise of moving things », par le commissaire Chris Sharp, Le Crédac, Ivry-sur-Seine (2014). En 2010, il a été lauréat de la résidence de la  Fonderie Darling à Montréal, Québec. Pour la quatrième année consécutive, cet échange de résidence est rendu possible grâce au lesoutien de la Direction des Relations Internationales et Européennes de la Ville de Marseille et par le Glasgow City Council.


Antoine Nessi, Unknown Organs, 2014

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2015 / RACHEL LEVINE À TRIANGLE FRANCE

Pour la quatrième édition de notre partenariat avec Glasgow Sculpture Studios, Triangle France accueille Rachel Levine comme lauréate du programme d'échange 2015, elle travaille avec nous jusqu'en décembre 2015, elle succède à Allison Gibbs accueillie à l'automne 2014.

+ d'informations

Rachel Levine, Soft Chaos Installation, 2015

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2015 / THOMAS TEURLAI À GSS

Depuis le mois de mai, Thomas Teurlai travaille dans les ateliers de Glasgow Sculpture Studios.
Il également été invitée par The Pipe Factory pour une exposition personnelle, Snug as a thug in a rug, ouverte à Glasgow du 5 au 12 juillet 2015.

Thomas Teurlai
thomasteurlai.tumblr.com

Le pragmatisme est l’origine d’une pratique qui cherche une efficacité dans des débris rejetés par le circuit de l’usage, des objets du quotidien à l’obsolescence programmée banale et par les changements de paradigme depuis un passé industriel. L’expérimentation prend alors l’échelle d’une entreprise singulière où la dépense n’est pas mesurable sinon à la finalité d’un projet qui se situe souvent dans les bonheurs d’une économie parallèle cherchant à éprouver l’espace et ses limites. Les objets et les dispositifs manifestent leur présence évidente, qui continuent à vibrer les traces de leur conception et de tous les ajustements, repentirs, toutes les ruses et bricolages ingénieux qui viennent se mêler au savoir-faire d’un élément existant trouvé, aux détournements, réappropriations techniques et technologiques diffusées par les acteurs des réseaux Internet. Alors le phénomène mis en jeu dans le dispositif continue de mettre en tension le lieu d’exposition comme une énergie à partager. Lise Guéhenneux


Thomas Teurlai, Chopper Desk, 2012

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2014 / ALLISON GIBBS À TRIANGLE FRANCE

Pour la troisième édition de notre partenariat avec Glasgow Sculpture Studios, Triangle France a accueilli Allisson Gibbs comme lauréate du programme d'échange 2013. Elle a travaillé avec nous jusqu'en décembre 2014.

+ d'informations

Wuhn (temporal facts were speculative) Film 16mm transféré en format digital. 04mn55, boucle, silencieux. 2012

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2014 / AMANDINE GURUCEAGA À GSS

Pour la deuxième année du programme d'échange avec Glasgow Sculpture Studios,
GSS accueille actuellement Amandine Guruceaga, artiste marseillaise qui a l'opportunité de s’immerger au sein de la scène artistique de Glasgow, comme a pu le faire Guillaume Gattier au printemps passé.

Depuis le mois de mai, Amandine Guruceaga travaille dans les ateliers de Glasgow Sculpture Studios. Découvrez les dernières images de son travail. Amandine a également été invitée par The Pipe Factory pour une exposition personnelle qui ouvrira à Glasgow le 29 juillet et se tiendra jusqu'au 15 août. Nous ne manquerons pas de faire suivre les images de son travail sur les réseaux sociaux.
Le prochain appel à candidatures pour les artistes marseillais se tiendra à l'automne comme chaque année.

Amandine Guruceaga
guruceagaamandine.tumblr.com

"Je me suis plongée dans l'histoire des momies du Tarim (chine) vieille de plus de 3000 ans sur lesquelles on a retrouvé du tartan écossé. Le Dessert du Tarim était une zone de carrefour en plein désert chinois où les civilisation orientales et occidentales se sont rencontrées, là ou les cavaliers celtes se sont mélangés aux chamans indiens et aux populations locales chinoises... Cette découverte incroyable a remis en question tout les présupposés sur l'histoire des échanges entre l'Orient et L'Occident bien avant la route de la soie.
Je travaille sur une série de tentures à partir de tissus en Tartans sur lesquelles je fais disparaître partiellement le motifs par décoloration en faisant apparaître des formes abstraites, qui viendrons rencontrer les tissus africains que j'ai l'habitude d'utiliser. Ces tissus seront associés à mon vocabulaire de forme géométrique abstraite et sculpturale. Je travaille également sur des céramiques, objets vus comme des vestiges fantasmés, éléments de fiction archéologique."


Vues d'ateliers, juin 2014, tissus tartans, acier, bois
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2013 / ALEXANDER MILLAR À TRIANGLE FRANCE

Pour la seconde édition de notre partenariat avec Glasgow Sculpture Studios, Triangle France a accueilli Alexander Millar comme lauréat du programme d'échange 2013 GSS/TRiANGLE FRANCE, il a travaillé avec nous jusqu'en décembre 2013, il succède à Bobby Niven accueilli à l'automne 2012.

+ d'informations


Alexander Millar, Wave 2013, Installation view - metal, wood, leather, lights, aubergines, mirror, looped video, print (2)
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GUILLAUME GATTIER À GSS

Triangle France et Glasgow Sculpture Studios, Écosse, s’associent autour d’un programme d’échange international permettant à un artiste résidant sur le territoire Marseille Provence de profiter d’une résidence de 3 mois à Glasgow Sculpture Studios. Un artiste du territoire se verra offrir l’opportunité de s’immerger au sein de la scène artistique de Glasgow, comme a pu le faire Guillaume Gattier au printemps passé. Il pourra développer sa pratique dans une infrastructure aux moyens techniques considérables.
Du 1er avril au 28 juin 2013 (3 mois) Guillaume Gattier a été accueilli par le Glasgow Sculpture Studios dans le cadre du programme d'échange entre GSS et Triangle France.


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YANN GÉRAUD À LUGAR A DUDAS
Suite à la venue de Monica Restrepo, fin 2010, dans nos ateliers à Marseille, Yann Géraud a été accueilli en résidence à Lugar A Dudas, en Colombie...

" What do you see from where you stand ? "
Cette phrase, extraite d'un morceaux de Tony Touch (Spoken Word, The Peacemaker 2, 2004), m'accompagne à chaque instant. Elle m'aide, me soutient, me conforte et me questionne toujours et encore. Tout d'abord parce qu'il s'agit de vision mais aussi de position, et finalement de point de vue.
Je ne peux ni ne veux donner une définition du monde dans lequel je vis, car définir implique la fin, l'arrêt et le non-mouvement. Je veux par contre essayer de le circonscrire, l'encercler, de l'approcher de biais avec les formes que je crée. C'est une position et ces formes que je fabrique sont l'affirmation de ces positions. Ces formes sont des jalons placés sur une trajectoire, un mouvement d'excitation et de précipitation.
Je travaille dans cette idée de l'art qui consiste à lier et délier, tisser, entrelacer ou défaire savamment, émietter, parcelliser, pulvériser la surface ou l'espace en une infinité de fragments qui finissent par faire masse.
Je rassemble ces fragments dans une sorte d'entêtement, mais un entêtement sans tête, venant des entrailles. J'invente des communautés de formes et je veux qu'elles soient des communautés d'égaux et qui se réunissent en un seul point, qui est la sculpture. Elles doivent laisser apparaître non plus une pensée réductionniste, mais une pensée mis à nue dans son foisonnement, embrassant une totalité inaccessible.
Comment donner forme à ce pullulement de la pensée, cet effet de fourmilière, de grouillement et de multitude, cette fébrilité ? La pensée serait ce qui viendrait perturber la forme et bousculer un ordre trop impeccable. Non point que celle-ci soit à considérer comme pur désordre, mais bien plutôt comme un ordre trop complexe, comme un enchevêtrement et une superposition de différents ordres lisibles si on les prend séparément, mais dont la lecture devient presque impossible lorsque tous ces éléments sont rassemblés en une seule forme.
Ce qui est en jeu, c'est finalement la complexité de la pensée prenant forme.
Et dans un même temps, j'invoque la radicalité du passage à l'acte pour exhorter cette rencontre de l'art et de la vie, d'Arès et d'Aphrodite; l'assertion violente du geste qui précipite et cristallise la pensée et la décision dans la forme.
Mon travail est le champ de bataille de cette guerre entre l'impérialisme de la forme, la toute-puissance de la pensée inéluctablement structurante et structuré et la tentation de l'illisible, de l'innommable et de l'indicible.

Yann Géraud, Février 2011.


Yann Geraud, Nos somos los uniquos, somos los mejores, impression et gouache sur papier, 22x23cm, ©Yann Géraud


Yann Geraud, Nos somos los uniquos, somos los mejores, impression et gouache sur papier, 12,5x14cm, ©Yann Géraud

TELECHARGER LE PORTFOLIO DE YANN GERAUD

www.yanngeraud.com

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RÉSIDENCE DANS LE DÉSERT ALGÉRIEN


©DorothéeDupuis

Fin avril 2010, Sophie Bueno-Boutellier, David Evrard, Yann Gertsberger, Estefania Penafiel Loaiza et Dorothée Dupuis partent dans la zone du Tardrat pour plusieurs expériences artistiques. Triangle a proposé une résidence sous forme de voyage dans le sud algérien, au Sahara dans la région du Hoggar. Ce voyage a duré une semaine et a eu pour but de faire découvrir à des artistes cette région désertique, difficile à appréhender de façon autonome pour des raisons de sécurité.

Une édition, nommée AMAR, sera prochainement lancé rendant compte des expériences propores à chacun des participants.
Plus d'infos

TÉLÉCHARGER L'ARTICLE DE DOROTHÉE DUPUIS SUR LA RÉSIDENCE DANS LE DÉSERT PARU DANS YEAR 2011

Crédit photo arrière plan © Marta Rosenquist